Lycan

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Lycan

Message par Daezur le Mar 2 Sep 2014 - 7:05

(Les Lycans sont uniquement d'origine humaine et un background est obligatoire.)


Les Lycans

L’origine des Lycans

Les colons humains ont débarqué aux Monts Brumeux il y a près de cent cinquante-années, établissant une cité avec l’aide des nains, Couronne. Il y a un siècle environ, Couronne organisa en secret une expédition de trappeurs, bûcherons et aventuriers afin d’explorer la vaste et énigmatique forêt du nom de Cocon. Une diversion fut organisée sur les sentinelles elfes, permettant à une quarantaine d’humains de s’engager dans les bois de Cocon. On ne les revit jamais.

La vérité est que certains revinrent mais se gardèrent bien de signaler leur présence, même à leurs proches…

Il ne reste plus personne pouvant témoigner de l’expédition que les humains menèrent dans la forêt de Cocon. Les Lycans de notre époque eux-mêmes ignorent les raisons précises de leurs origines et savent seulement que la première expédition a laborieusement évolué dans Cocon, jusqu’à atteindre le cœur de la forêt. De ce dernier, seuls quelques rares survivants en sont ressortis et moins encore ont atteint la sortie des bois, changés à jamais.


Particularités des Lycans

Sans surprise, un Lycan est un humain victime de Lycanthropie. Une personne contracte la lycanthropie en étant profondément mordu par un lycanthrope ; les premières temps, de léger symptômes apparaissent, comme une irritabilité accrue et des insomnies. Plus tard, si les cieux ne se hâtent pas, le malheureux fera des rêves sauvages et souvent sanglants. Le point d’orgue a lieu pendant la pleine lune, où la victime infectée tente involontairement de se transformer en loup-garou : beaucoup meurent dans le processus extrêmement douloureux, mais certains endurent la souffrance et deviennent une bête affamée oubliant jusqu’à leur propre identité, ce jusqu’à l’aube.

Par la suite, l’individu risque de se transformer involontairement chaque fois que la pleine lune se lève mais aussi s’il se fait blesser, quelles que soient les circonstances de ladite blessure. Dans ce cas, il se sent pris d’une violente colère et doit parvenir à se contrôler s’il désire empêcher la métamorphose (cela pouvant passer par un jet de dés).


Guérir de la Lycanthropie

Quelqu’un se sachant infecté de lycanthropie peut entreprendre une médication quotidienne à base de belladone et d’aconit, en en consommant chaque jour avant la première pleine lune qui suit la morsure pour empêcher le mal de s’installer définitivement. Les plantes doivent être raisonnablement fraîches, cueillies depuis moins d’une semaine.

Cependant, fraîches ou non, belladone et aconit sont toxiques (elles sont même parfois utilisées dans la confection de poisons). Le patient se retrouve pris d’une langueur extrême, son énergie comme drainée, ce qui le met dans une position de faiblesse pouvant aller jusqu’à l’empêcher de se déplacer normalement. De plus, si ces plantes sont mal dosées ou appliquées à un sujet de santé déjà fragile, la concoction peut provoquer la mort.

Un dernier moyen de contrer la lycanthropie consiste à organiser un rituel purificateur sur la victime contaminée lors d’un des trois jours de pleine lune. Cette cérémonie requiert le concours d’au moins trois adeptes sacrés, dont un druide, et de la connaissance dudit rituel. Cela ne tient pas compte des personnes nécessaires en plus pour ligoter ou enfermer le sujet dans une cage, le temps que les officiants parviennent à le soigner.
Le rituel ne fonctionne que sur les lycanthropes n’ayant pas connu de « Nuit écarlate », ces nuits presque aléatoires où la Lune du Chaos décide de hanter le ciel, dardant ses rayons rubis sur les habitants inquiets des Monts.


La transformation en Loup-garou

Lorsqu’un Lycan se transforme, il devient un Loup-garou. Sa taille et sa musculature s'accroissent considérablement et il pèse deux fois le poids habituel de sa forme humaine. La tête devient quasiment identique à celle du loup – en beaucoup plus gros, avec une mâchoire plus puissante et imposante – alors que les membres s'allongent de moitié environ par rapport à la taille normale et se recouvrent de fourrure, finissant par des mains et "pattes" griffues. Enfin, une queue touffue apparaît au-dessus du fessier. La couleur de la fourrure est fixe pour chaque individu, pouvant adopter les mêmes teintes que l’on retrouve chez les loups.

L’on pense que sous cette forme, le Loup-garou arriverait tout de même à prononcer quelques mots ; il est cependant improbable que celui-ci perde son temps à essayer de parler.

Le Loup-garou est bipède mais sait courir à quatre pattes ; ses sens sont affinés, notamment l’odorat et la vision nocturne, mais pas autant que ceux d’un loup. Sa brutalité et sa violence sont à son paroxysme, sa morphologie modifiée faisant de lui un véritable titan aux possibilités physiques conséquentes (et à l’intellect grandement réduit).

La transformation en Loup-garou est un processus souvent provoqué par la douleur, et qui en inflige toujours. Elle dure rarement plus de quelques heures, jamais plus d’une nuit, et impose un lourd tribut à celui l’ayant opérée. Outre le traumatisme dû à la souffrance, le corps est largement éprouvé et le Lycan, sous forme humaine, est pris d’une intense fatigue et d’une faim plus grande encore, son corps suppliant de pallier à la dépense énergétique gargantuesque qu’a provoqué la transformation – rappelons que le poids double et que les muscles sont capables de prouesses hors de portée des standards humains –. L’appétit est moins aigu si le Loup-garou s’est nourri pendant la transformation.

Un Lycan vivant son état depuis plusieurs années commence à appréhender ses transformations et peut, à force de rigueur et de concentration, contrôler dans une certaine mesure le rythme de celles-ci. Ainsi, il est plus à même d'empêcher une métamorphose provoquée par l'une des Lunes tout comme il peut décider d'en déclencher une sans autre stimulis que sa volonté - cette dernière pratique étant à ses risques et périls -. De l'avis des Lycans, se contrôler "pendant" la transformation en Loup-garou est une douce illusion.

De manière générale, une transformation ne peut s’opérer que toutes les quarante-huit heures, à condition que les journées qui viennent soient reposantes, procurant ainsi le temps nécessaire à l’organisme pour se ressourcer et être prêt à supporter une métamorphose future. Se transformer trop souvent met en péril le corps et il est déjà arrivé que des Lycans meurent au terme de leur changement de forme, leur silhouette humaine d’allure rachitique drainée de toute force vitale.


« L’Autre »

Punition divine, malédiction ou simple maladie, les interprétations ne manquent pas quant à la réelle nature de la lycanthropie. Un fait cependant est connu de tous les Lycans vivant assez longtemps après leur première transformation pour s’en rendre compte : ils ne sont plus seuls. Si l’on devait les réunir dans une même pièce pour les écouter parler de leurs transformations, les Lycans narreraient autant d’expériences différentes, mais tous convergeraient vers une affirmation : leur corps n’est plus seulement le dépositaire de leur esprit mais se veut l’hôte d’une seconde entité bouillonnante de rage.

Derrière le vernis de civilisation que chacun possède, sous la fine écorce de nos principes moraux, de nos amitiés et nos amours rôde une bête sauvage, un prédateur impitoyable n’attendant que le bon moment pour faire surface et briser ce pathétique espoir que l’homme a d’être une espèce raisonnée et raisonnable. Le commun des mortels passe le plus souvent sa vie entière sans que ce prédateur ne se présente à l’orée de leur esprit ; les Lycans le vivent littéralement.

Le déchaînement de sauvagerie et de violence que provoque la transformation en Loup-garou laisse des souvenirs très différents suivant les individus : les premiers s’en rappellent de manière trouble, les seconds pensent s’être simplement évanouis… Tous, à divers degrés, se rappellent toutefois que la maîtrise de leur corps leur a été retiré et qu’ils se sont retrouvé relégués au second plan, spectateur passif du torrent de sauvagerie qui contrôle et parcourt leur corps au point de le modifier physiquement. C’est là l’œuvre de « l’Autre ».



Les théories diffèrent sur la véritable nature de « l’Autre » ; quelques uns le considèrent comme une vision intérieure accrue sur sa propre sauvagerie mais la plupart acceptent cette présence comme l’existence d’une entité distincte de ce qu’ils sont réellement. Tous cependant doivent composer avec « l’Autre » et rares sont ceux qui y parviennent sans encombre et sans blesser leur entourage – c’est pourquoi les Lycans ont tendance à se montrer taciturnes et distants, cherchant à s’éloigner des êtres aimés –.

L’humain contrôle l’homme, « l’Autre » contrôle le Loup-garou. Chaque métamorphose est une passation de rôle et nombre de Lycans tentent, s’ils survivent aux horreurs que leur impose leur nouvelle condition, de comprendre cette entité jumelle afin de mieux pouvoir anticiper ses venues et en réduire l’impact. Cette nécessité pour tout Lycan désirant vieillir tend à les pousser vers un mode de vie dédié au spirituel et à la recherche de l’harmonie, favorisant les styles de vie ascétiques et loin des mondanités – il existe naturellement des exceptions –.


La "société" des Lycans

Les Lycans ne forment aucune patrie ni peuple, non plus une franche communauté. Il s’agit d’individus, jusqu’alors normaux, agressés par une monstruosité toute de muscles et de poil et y ayant survécu miraculeusement pour découvrir ensuite qu’ils étaient devenus comme elle.

Leur survie peut ne pas dépasser la génération actuelle, car leur mode de reproduction repose sur l’agression dans un état où ils ne peuvent réellement raisonner. La naissance d’un bébé d’une mère Lycane est impossible, car la métamorphose en loup-garou tue à coup sûr le fœtus et passer neuf mois sans se transformer frôle l’utopie. Une histoire murmurée par les Lycans entre eux raconte qu’une des leurs serait parvenue à se contrôler pendant toute la gestation : elle aurait effectivement mis bas et, folle de douleur au terme du processus, se serait transformée et aurait dévoré son bébé…

Il arrive que des Lycans se croisent et se reconnaissent, que ce soit par de subtils indices dans leur comportement abrupt ou au détour d’une clairière isolée un soir de pleine lune. Plus rarement, plusieurs Lycans peuvent établir des liens et fonder un groupe, mais la nature intrinsèquement sauvage et concurrentielle de leur condition fait que les cohabitations sont houleuses. Un chef est habituellement désigné pour diriger les autres, le plus souvent en prouvant sa supériorité physique ; sa domination assise, on le reconnaît comme l’Alpha.


Les Lycans et la magie

Un humain devenu Lycan oublie toute forme de magie mineure, profane, noire et impie. Ces dernières requièrent l’excellence en termes de logique, de précision et de concentration : autant de choses que « L’Autre » ne permet pas.

La magie sacrée étant de nature plus intuitive, il est possible qu’un homme devenu Lycan puisse continuer à la pratiquer, à condition que sa dévotion d’origine concerne les domaines naturels et animaliers. Même alors, son répertoire magique peut changer du tout au tout, favorisant des sorts offensifs ou basés sur la sauvagerie.



Limites et conseils d’interprétation

* La fiche de personnage est obligatoire, dans laquelle vous expliquerez les circonstances/raisons qui ont conduit votre personnage à être infecté et à survivre à la Lycanthropie. Si vous désirez garder le secret quant à votre nature Lycane (ce qui est conseillé), vous pouvez l'envoyer en message privé à Daezur. Si vous êtes encore plus rusé, vous pouvez faire un BG public tout à fait respectable occultant votre "particularité" et envoyer votre background complet en message privé.

* Avant la transformation, avant la meute, avant les pique-niques les nuits de pleine lune, l’histoire d’un Lycan est celle d’un humain à la vie parfaitement normale qui se retrouve du jour au lendemain avec des instincts bestiaux et un « Autre » lui volant son corps de temps en temps pour commettre des sauvageries d’une violence inouïe. De plus, les circonstances de la première transformation sont souvent tragiques, lorsque le Lycan qui se révèle blesse, terrifie ou tue des gens de son entourage proche.
Ne négligez pas la psychologie de votre personnage et le choc qu’il a pu connaître en faisant fi de son ancienne vie. Seuls les individus fous ou à l’existence désespérée jusqu’alors considèrent la lycanthropie comme une bonne chose leur étant arrivée.

* Malgré la propension aux « actions d’éclats », les Lycans sont encore largement méconnus des humains. Ils doivent leur salut actuel à leur existence toute récente (moins d’un siècle) et au fait que l’humanité vient tout juste de débarquer aux Monts Brumeux et découvrent chaque jour de nouvelles choses sur cet endroit, comme le singulier Peuple de la Forêt.

* En tant que personnage Lycan, vous savez que si votre nature est découverte vous risquez le bûcher. Veillez impérativement à respecter une certaine discrétion.

* Si vous êtes Lycan, c’est que vous avez survécu à l’attaque d’un loup-garou puis aux transformations qui ont suivi. Peu de gens peuvent s’en targuer.

* L’un des moyens possible de jouer un Lycan est d'incarner un humain normal au départ, puis de subir l'attaque d'un Loup-garou. Vous pourrez alors roleplay la Lycanthropie s'étendant puis vos premières transformations.
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