Vampire

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Vampire

Message par Daezur le Jeu 4 Sep 2014 - 23:06


Les Vampires

L’origine des Vampires

Il est dit que la Terre était un globe à la surface vide faisant face au vide étoilé. La Lune vint, et avec elle les Ancestraux, êtres d’une puissance et d’un savoir inimaginables.

Ces derniers s’installèrent sur notre monde et y insufflèrent l’Etincelle de Vie. Bientôt, la Nature, faune et flore, se développa sous le regard bienveillant de ses thaumaturges.
- Extrait de « Récits antiques de la Genèse »

Tout être vivant possède en soi une Etincelle de Vie. A sa mort, un individu voit son Etincelle de Vie s’éteindre, plus ou moins rapidement selon qu’il connait une fin brusque ou tortueuse. De l’avis commun de tout ceux se penchant sur la question, c’est ainsi que tourne le monde.

L’Etincelle de Vie est aussi responsable de la magie sacrée, car elle émane une énergie nommée Aura qui permet à certains utilisateurs formés en ce but d’y puiser pour incanter des sortilèges.
Fait bien moins connu, et pour cause, elle est aussi la source de la magie Impie, dite Nécromancie, cet art dangereux qui consiste à non pas puiser dans l’Aura mais directement dans l’Etincelle de Vie d’un être. Bien entendu, seuls les individus les plus immoraux bafouent l’essence même de la vie pour accomplir leurs buts égoïstes.

Lorsque la vie quitte un corps, l’Etincelle de Vie s’éteint mais son "Calice" demeure, comme une partie du corps un coin de l’âme à présent vide mais pouvant encore accueillir quelque chose. La Nécromancie en use notamment pour créer des morts-vivants, insufflant de la magie au "Calice" afin de relever le cadavre et d’en faire un serviteur. Ces procédés sont fastidieux et dangereux, même pour un nécromancien accompli, et les effets ne sont temporaires ; la magie Impie investissant le cadavre n’étant qu’une source d’énergie finie, le "Calice" se vide au bout d’un temps. Enfin, les prêtres bénissant les morts scellent le "Calice", empêchant ou rendant plus difficile la réanimation du corps.

Au regard de ce principe, les Vampires, ou Damnés, constituent une étonnante exception, plus encore du fait du mystère complet entourant leur création. Dans son essence, un Vampire est un humain dont l’Etincelle de Vie s’est éteinte mais dont le "Calice" continue de brûler d’un feu noir de la non-vie qui, contrairement aux sorts de Nécromancie, s’autoalimente seul.

Même les plus érudits des vampires ne le connaissent pas le réelle origine de leur condition, ce qui n’empêche pas de nombreux soi-disant prophètes et philosophes de proclamer leurs propres dogmes, théories et hérésies quant à la signification ou à la genèse de la damnation.



L’infiltration dans la société humaine

La civilisation humaine est née il y a plus de deux mille ans sur le continent d’Ameron, par-delà le Grand Océan. Le futur empereur Sigfried réunit les tribus éparpillées et fonda une alliance qui devint plus tard l’Empire. Au cours des siècles, le règne des hommes n’a cessé de se développer sur le continent d’Ameron jusqu’à en devenir la race dominante.

Les vampires sont plus vieux que l’Empire humain, bien que l’on ne sache pas s’ils l’ont précédé de beaucoup ou ont été créé conjointement à l’humanité. Les damnés sont aussi variés que les peuples de l’Empire et sont pourchassés par plusieurs Ordres d’inquisition, mais les terres impériales sont vastes et les vampires découverts ne représentent qu’une minorité du nombre réel de ces mort-vivants infiltrés.

Il y a un peu plus d'un siècle et demi, de nouvelles avancées technologiques dans le domaine naval ont permis aux humains de monter une flotte capable de traverser le Grand Océan.
Une trentaine de galions partirent pour un voyage périlleux, dont la moitié seulement toucha terre au terme de plusieurs mois de calvaire ; ce fut le premier pas de l’humanité sur les Monts Brumeux, du continent Euron.

Quelques rares maîtres vampires furent du voyage, motivés par des raisons connus d’eux seuls. Passer plusieurs mois sur mer, à se cacher, soi et son cercueil en se nourrissant discrètement est une épreuve que seuls ceux ayant des talents poussés en la matière peuvent accomplir, même en recevant de l’aide éventuelle de serviteurs humains. Ainsi, les individus vampires parvenus aux Monts Brumeux sont parmi les naturellement doués pour l’infiltration et la discrète survie.

Ces quelques vampires ont dès lors accompagnés les colons, de l’établissement de la cité de Couronne à ses premières expansions, jusqu’à nos jours. Aux pouvoirs considérables et aux motivations obscures, certains d’entre eux engendrèrent un ou plusieurs vampires à partir des humains de Couronne – par nécessité ou pur caprice –.

[OOC] Vous jouez l’un de ces colons qui a été vampirisé. De fait, votre condition vampirique a eu lieu dans les Monts Brumeux et ne peut pas excéder le siècle et demi d’existence. Votre maître vampire est soit un autre colon vampirisé (si vous voulez le faire jouer par un autre joueur) soit un PNJ que vous déterminerez dans le BG ou qui sera fourni par un admin RP. Il est fort probable que ce maître PNJ, aux objectifs bien à lui, vous ait abandonné ou ne vous contacte que très sporadiquement, s’il n’a pas été détruit. [/OOC]


Les particularités des vampires

Toutes les cultures du vaste Empire humain par-delà le Grand Océan contiennent des vampires dans leur mythologie (et probablement dans leur population), leur attribuant autant de pouvoirs extravagants que de faiblesses éhontées.

Ces récits servent à merveilleux les Damnés, qui n’hésitent pas à les alimenter car cela jette un voile de mystère et de confusion sur leur attributs réels, les rendant plus difficiles encore à identifier. Ainsi, et malgré ce que certains jureraient, un vampire a un reflet dans le miroir, n’est pas dérangé par l’ail ni l’argent, entre où il veut sans y être invité, …

Certains contes ont cependant un fond de vérité : les vampires ont besoin de se nourrir de sang, ne supportent pas la lumière (mais pas au point qu’elle leur apporte une destruction immédiate), sont mal à l’aise dans les lieux sacrés, …


Attributs physiques et physiologiques

Un Vampire a globalement la même apparence physique que l’humain qu’il était au moment de son passage en tant que mort-vivant. Sa peau est cependant plus pâle que de son vivant et ses cheveux ne poussent plus ; s’ils sont coupés, ils repoussent en l’espace de quelques nuits. Les deux canines supérieures s’allongent à la manière de petits crocs mais peuvent se rétracter au besoin. En outre, son corps est froid et il n’a pas de pouls.

Ils ne tombent jamais malade, sont plus forts et plus agiles que de leur vivant et ne souffrent pas de la fatigue physique, mais peuvent ressentir une forme de langueur. Leurs blessures guérissent beaucoup plus rapidement qu’un mortel, à l’exception de certaines blessures qui prennent plus de temps, comme les brûlures. Pour se reposer, un vampire s’allonge dans un cercueil ; en cas de nécessité il peut se creuser un trou dans la terre pour y chercher un peu de répit.

Les vampires sont théoriquement immortels, comme si l’Etincelle de Non-Vie avait pour fonction de préserver leur enveloppe charnelle contre les ravages du temps et les altérations physiques (blessures, coupe de cheveux, …).

Caractéristique la plus célèbre, ils ont besoin de boire du sang pour survivre. Le sang humain est le plus nourrissant, mais ils peuvent aussi se repaître du sang d’animaux, évitant cependant les sujets morts : ce dernier, en cas d’ingestion, est vomi avec force bruits.
Dans les Monts Brumeux, les vampires ont découvert d’autres races auprès desquelles il était possible de s’abreuver. Dans l’ensemble, le sang d’une autre race intelligente est aussi nourrissant que celui d’un humain, mais la saveur peut largement différer, créant une échelle de préférence qui varie d’un individu à l’autre.

La sensibilité à la lumière est un trait commun à presque toutes les mythologies concernant les vampires, mais son vrai degré d’intensité est méconnu des humains. Dans les faits, un vampire exposé à la lumière ne s’embrase pas et n’est pas instantanément réduit en cendres. Par contre, les rayons du soleil un effet réel et tangible sur lui. A titre de comparaison, un vampire sous le soleil est comme un humain nu au milieu d’une blizzard arctique ; le corps est violemment maltraité, l’endurance drainée, les pensées deviennent confuses dans la cacophonie de sensations douloureuses,...

L’exposition à la lumière de la journée n’est donc pas impossible – notamment afin de "prouver" à des sceptiques que l’on est un simple humain - mais tout vampire sait d’instinct qu’une durée prolongée lui fait courir d’énormes risques. Pour cause, un vampire trop maltraité par le soleil finira par s’évanouir et, effectivement, prendre feu pour ne laisser qu’un tas de cendres. La seule différence avec la plupart des légendes est que le procédé se compte en heures et non en secondes.

Enfin, les vampires se trouvent mal à l’aise dans les lieux sacrés, connaissant notamment des sensations désagréables comparables à une impression d’étouffement. Les sages expliquent ce malaise à l’égard des lieux de cultes par le fait que ces derniers sont les dépositaires géographiques des croyances, et donc fortement imbibés d’Aura - ces émanations des Etincelles de Vie -, une énergie antagonique à celle qui anime les vampires. Les symboles religieux eux-mêmes ne les dérangent pas, mais un individu d’une foi appuyée pourrait leur apparaître comme irritant.


Vivre la condition vampirique

Le prix de la non-vie est élevé, comme l'apprennent parfois les romantiques naïfs attirés par le mythe du vampire. Un vampire se retrouve enchaîné au monde où il est né tout en étant condamné à ne plus jamais en faire partie.

Dans le détail, le passage à la condition vampirique s’accompagne de profondes altérations mentales. Le nouveau vampire se détache des passions communes de ce monde, devenant insensible à la brise du vent sur le visage, le contact d’un être cher, l’émotion en assistant à la naissance d’un enfant, etc. Un vampire est un monstre d’égoïsme incapable d’empathie et d’affection. Il ne s’agit pas là d’un choix mais d’une impossibilité réelle, ce qui provoque souvent le désespoir aux nouveaux vampires quand il s’en rendent enfin compte.

Cela ne signifie pas qu’un vampire est automatiquement maléfique ou incapable de faire le bien : ces moteurs de réflexion ne sont plus basés sur des ressentis mais se retrouvent intellectualisés ; ce mode de pensée, inhumain, fait presque figure d’espérance de vie pour un vampire, nombre d’entre eux finissant par devenir fou de vivre une existence vide de sens.

La psyché d’un damné fonctionne avec des idéaux ou des objectifs à long terme. L’ancienne personnalité de mortel a bien sûr une influence : on dit que les reliefs de caractères subsistent après le passage à l’état vampirique et qu’ils ont tendance à être plus aigus au fil du temps.

Par exemple, pour se distraire de l’éternité qui l’attend, un vampire qui de son vivant était très paternel pourrait se consacrer à suivre l’évolution de la famille mortelle de sa naissance. Il surveillerai les descendants, puis leurs descendants après eux,… en jouant un rôle secondaire, que ce soit en les observant sans se faire repérer ou en jouant un oncle lointain.

En tant qu’humain, l’individu était proche affectivement des siens et voulait protéger sa famille car il en aimait chaque membre. Vampire, ce même individu utilise la survie de sa famille comme une justification de son existence, sans chercher à en retirer de l’affectif sinon la satisfaction de savoir qu’il agit tel que cela « devrait être » pour lui. L’idée de famille ne correspond en aucun cas à une recherche d’une quelconque mortalité perdue (il connait déjà la réponse, négative), non plus que de s’attacher à des individus en particulier (vu qu’il en est incapable). Ainsi, ce vampire veillerait à distance sur sa famille sans chercher à se faire connaître d’elle – ou à couvert et afin de mieux apporter son aide – et un décès en son sein, tant qu’il ne remet pas en cause la survie de l’arbre généalogique, n’est pour lui qu’un détail. L’individu ne compte pas, seulement la fonction qu’il occupait dans l’idée de famille du vampire.

Ces principes qui régissent l’existence d’un vampire peuvent durer un temps indéfini ou n’être l’affaire que de quelques années : l’important est que le vampire, dans le gris de son existence dénuées de passion, se rattache à des objectifs à long terme, indépendamment des aléas mortels et des émotions humaines comme la compassion ou la dignité.

La seule chose à laquelle aucun vampire n’est insensible est le sang. Ce liquide chaud fait office d’ambroisie nécessaire à la survie et beaucoup de Damnés s’y abandonnent à divers degrés, de la petite gourmandise de quelques gorgées supplémentaires aux terrifiantes orgies de mort – ces dernières n’ayant pas cours aux Monts Brumeux, vu les nécessités de discrétion –. Le sang représente la tentation quotidienne et ultime à la fois d’un vampire, la coloration rouge d’une existence sans couleur, la chaude palpitation d’une veine qui anime leur monde froid et figé.

Ainsi, la réalité d’un vampire est vidée d’émotions, uniquement motivée par la soif de sang en guise d’instinct et des principes ou idéaux impersonnels pour ceux qui ont la chance d’avoir un but dans cet ostracisme forcé qui peut littéralement durer éternellement. Il n'est alors pas étonnant que tant de vampires s'aveuglent en se plongeant dans leurs complots et rivalités. Leur guerre éternelle, le recherche de luxe de plus en plus décadents, leur apparaissent parfois comme les seuls moyens d'échapper à la damnation – encore ne s’agit-il que d'une distraction et non d'une vraie rédemption –.


Les pouvoirs du sang et de l’infiltration parmi les hommes

En moyenne, un vampire doit se nourrir une fois par semaine, la quantité de sang nécessaire pouvant varier d’un individu à l’autre sans réelle logique. Lorsqu’il se repaît, le damné se retrouve investi d’une vitalité nouvelle qui fanera au fil des jours, recréant le besoin. Un vampire peut boire à peu près autant de sang qu’il le désire mais il y a une quantité finie de sang dont il se servira réellement, le reste n’étant qu’inutiles offrandes à sa gourmandise.

Le cœur d’un vampire ne bat plus, mais il a le contrôle total du sang qui se trouve à l’intérieur de son organisme. Avec l’âge, les vampires acquièrent des pouvoirs hors de portée des mortels. Tous les vampires des Monts Brumeux se sont vus enseigner par leur maître les quelques astuces suivantes, qui correspondent aux seuls « pouvoirs » qu’ils possèdent (il leur faudra attendre plusieurs siècles pour en acquérir d’autres).

Ainsi, un vampire peut simuler un souffle chaud, la chaleur humaine de façon temporaire, synthétiser occasionnellement un fluide humain, comme la transpiration ou la salive (qui aurait alors un vague relent de sang), voire avaler nourriture et boisson comme le ferait n’importe qui – avec l’impératif de les vomir sous moins d’une heure, quelles que soient les circonstances, l’organisme mort-vivant ne pouvant tolérer plus longtemps une pareille intrusion –. En outre, il peut rétracter à volonté ses canines vampiriques, empêchant ainsi de se trahir bêtement au moindre sourire.

L’utilisation de ces pouvoirs n’est ni automatique ni gratuite : il faut payer son dû en sang, ce qui provoque une famine prématurée. Aussi, si l’on vous touche par inadvertance, votre chair sera froide ; il vous faudra sans doute prétexter une « idée saugrenue » de la part de l’auteur et lui prouver que vous êtes aussi vivant que lui.

Tout mineurs qu’ils soient, les vampires n’ont recours à ces « tours de passe-passe » que dans des circonstances exceptionnelles et le plus souvent calculées, que ce soit pour frôler la main de la cible qu’on séduit, boire le vin d’honneur en accueillant un allié politique (qui n’a bien entendu pas conscience de votre état), etc.


L’Étreinte

L’Etreinte désigne le baiser mortel d’un vampire à un humain, permettant à ce dernier de dépasser sa condition pour devenir un damné. Elle commence par la mort : un flot de sang s'échappant de la gorge ou du poignet de la victime. Au bon moment, le vampire se coupe et fait tomber quelques gouttes de sa précieuse ambroisie sur les lèvres de la victime. Si cette dernière accepte, le miracle blasphématoire s’accomplit alors : l’humain meurt… mais quelque chose survit. Lorsque les fonctions naturelles s'arrêtent, le liquide obscène de son "père" l'infuse d'une force qui le soutient par-delà la mort. C'est le premier pas entre une existence de mortel et l'entrée dans le monde des damnés.

Bien qu’elle soit souvent abusée au moment de l’Etreinte, la victime a le droit de résister à ce présent et de choisir à la place une mort véritable. Cette notion, assez floue, de consentement reste vraie même si l’on force l’humain à boire le sang. Peut-être qu’à un certain niveau, le corps absorbant le sang ne suffit pas et qu’il faille que l’âme accepte, d’une façon ou d’une autre, la nouvelle forme d’existence qu’on lui propose.

Certains maîtres nocturnes ont tenté la vampirisation d’humanoïdes d’autres races, mais le résultat s’est toujours achevé par la mort du sujet. Les hypothèses avancées par les intéressés tendent à considérer que l’Etincelle de Vie, propre à chaque individu mais aussi à chaque race, des espèces non-humaines sont moins adaptables (ou corruptibles) que l’homme. Tous les vampires sont d’anciens humains.


La société des vampires

Il est inutile de se pencher sur les multitudes d’organisation de vampires à travers l’Empire par-delà le Grand Océan. Les maîtres vampires arrivés sur les Monts Brumeux sont trop peu nombreux et de caractère trop individualistes pour avoir formé une réelle cabale – cela n’est pas forcément vrai pour leurs enfants, laissant le futur incertain sur ce point –.

Il n’y a donc pas de réelle hiérarchique de l’espèce, même si ses individus ont l’habitude de respecter une certaine neutralité les uns envers les autres. L’implantation humaine étant toute récente et la communauté assez étroite, les maîtres vampires évitent sagement d’entrer en conflit les uns avec les autres.

La société des vampire est toutefois traversée par des courants de pensée, souvent des préceptes philosophiques qui tentent de guider les damnés dans leur morose existence. Il ne s’agit pas là de famille ou de clan, seulement de point de vue rejoint par des multitudes.

On en compte trois principales aux Monts Brumeux, car elles correspondent aux motivations des rares maîtres vampires s’étant mis en péril pour accomplir cette traversée. Ces groupes ne sont pas nécessairement ennemis et peuvent s’allier ponctuellement ; chaque vampire des Monts Brumeux, quel que soit son opinion, reconnait la nécessité de garder la discrétion sur la présence de sa race ici et ne refuse pas un peu d’aide d’un autre "professionnel". Cependant, les dissensions finissent tôt ou tard par l’emporter du fait de leurs buts finaux radicalement différents.


Les Royalistes

Créée par Vlad von Carstein, qui fût le premier compte vampire d’une province reculée de l’Empire, répondant au nom de Sylvanie, cette lignée est la plus influente sur le continent d’Ameron. Vlad corrompit l’aristocratie humaine de la province avec la malédiction de la non-vie, créant un royaume mort-vivant au cœur de l’Empire.

Souvent représentés vêtus d’une cape, les royalistes sont sombres, envoûtants et aux manières aristocratiques. Ce sont des guerriers violents, mais majestueux. Le but des royalistes est de diriger l'Empire en remplaçant toute l'aristocratie et les instances dirigeantes qui la compose (haute bourgeoisie, hauts prêtres, magistrats et haut fonctionnaires impériaux et provinciaux, etc.) afin de composer une caste suprême, crainte et révérée par tous les hommes qui seraient a leurs ordres, dans un monde où l’humanité serait guidée par une espèce supérieure.


Les Colombes

Les Colombes sont très souvent des vampiresses – même s’il peut y avoir des mâles – au but très simple : infiltrer toutes les sociétés humaines et jouir de ces dernières tout en conspirant. Elles n'ont absolument aucune intention de voir ces dernières disparaître, mais cherchent au contraire à les préserver pour mieux en profiter. Les Colombes n'ont toutefois aucune affection particulière envers les êtres humains, qu’elles voient comme de vulgaires marionnettes, simples jouets entre leurs mains qui, une fois "cassés", sont remplacés par d'autres plus "neufs".

Jouant notamment de leur habiletés sociales et leur redoutables capacités de séduction, les Colombes réussirent à rentrer dans les plus hauts cercles des sociétés humaines. Nombreuses parmi elles épousent des hommes de hauts rang : nobles, seigneurs de guerres, riches commerçants, héros locaux, hommes politiques, généraux, princes... Ces derniers vivent en général toute leur vie sans se rendre compte qu'ils sont mariés à une mort-vivante, ces dernières n'hésitant pas a provoquer la mort "soudaine et inattendue" de leur époux lorsque celui-ci devient trop vieux (contrairement à elles qui ne connaissent pas les effets du temps) ou lorsqu'elles trouvent un meilleur parti. En s'insérant ainsi auprès des plus hauts hommes des sociétés, elles peuvent jouer à leur jeu favori qui consiste à manipuler les hommes pour ourdir des plans machiavéliques qui en appelle a leur haut sens du complot, de la ruse et de l'intrigue.

On ignore à ce jour combien de grands hommes de l'histoire de l’Empire ont été directement influencés par une Colombe, car ces dernières restent dans l'ombre et ne se dévoilent jamais, n'utilisant la force qu’une fois démasquées ou pour mener des guerres secrètes entre elles.


Les Morbides

Les Morbides sont généralement des créatures dont le savoir nécromantique et vampirique dépassent de loin celui de leurs congénères. Mû par un instinct morbide, la plupart des Morbides ont pour but de créer la non-vie "parfaite". La définition même de cette supposée perfection crée des dissensions parmi les Morbides, certains y voyant la création d’une Etincelle de Mort "pure" alors que d’autres l’interprètent comme un monde où la non-vie règne et où se sont les mort qui marchent.

Les Morbides prennent souvent comme disciples pour les assister de jeunes personnes malignes et intelligentes, désireuses de s'affranchir du temps et de la mort. Ils les initient aux arcanes de la nécromancie, et, s'ils s'avèrent prometteurs, font d'eux des Morbides à part entière. Cette relation montre toutefois ces limites, car bon nombre de disciples, dès qu'ils estiment avoir obtenu le niveau nécessaire, tentent d'assassiner leur maître afin de s'emparer de leurs précieux travaux de recherche. Les Monts Brumeux représentent un attrait considérables pour les Morbides, les races et talents inconnus du continent d’Euron gonflent leur espoir d’avancer dans leurs recherches.



La magie et les vampires

Un humain devenu vampire perd tout talent en magie sacrée, mais peut conserver ses attributs en magie profane et magie noire. Cependant, la majorité des pratiquants ont tendance à glisser vers la magie Impie, qui leur apparait comme un art de prédilection étant donné leur condition. Les mages impies vampire ont tendance à pratiquer une forme alternative de nécromancie, reposant notamment sur l’utilisation de leur sang, qui a d’étranges propriétés focalisatrice.

De par leur statut de mort-vivant, les vampires redoutent moins le Contrecoup mais cela ne signifie pas qu’il ne le subissent pas : ce dernier se ressent plus comme un étirement de l’esprit, une langueur qui s’insinue peu à peu jusqu’à leur faire entrer dans un coma précipité s’ils ne contrôlent par leurs sorts. Les vampires ne sont pas à l’abri de la Malice, cette dernière jouant bien souvent de cruels tour à son destinataire en fonction de sa nature.
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